Recette originale d'Hildegard depuis 45 ans

Recommandé par les naturopathes et les médecins

Hildegarde de Bingen Nutrition

Hildegarde de Bingen (1098–1179) n’était pas seulement abbesse, compositrice et visionnaire – c’était aussi l’une des plus grandes penseuses de l’alimentation du Moyen Âge. Ses écrits sur la nourriture, les plantes et l’art de vivre sont étonnamment précis et fascinent encore beaucoup de monde aujourd’hui. Ce guide t’explique ce qui caractérise l’alimentation Hildegarde, quels aliments elle recommandait – et lesquels elle déconseillait clairement.

1. Les principes de base de l’alimentation Hildegarde

La vision de l’alimentation de Hildegarde de Bingen repose sur une compréhension holistique de l’être humain. Pour elle, le corps, l’esprit et l’âme forment une unité inséparable. La nourriture n’est donc pas seulement une source d’énergie, mais aussi un moyen de prendre soin de cette unité.

Au centre, il y a le concept de « Viriditas », une sorte de force vitale qui, selon Hildegarde, est particulièrement concentrée dans certains aliments, plantes et épices. Elle faisait une nette différence entre les aliments qui renforcent cette force et ceux qui l’affaiblissent.

Hildegarde recommandait aussi de suivre de près les saisons. Chaque saison apporte ses propres aliments. Les cures et périodes de jeûne devaient donc être choisies avec soin.

« L’être humain doit se nourrir de ce qui lui fait du bien, et éviter ce qui lui nuit. » – Hildegarde de Bingen, Physica (XIIe siècle)

2. Le concept de « Viriditas » – la vision de Hildegarde sur l’alimentation

Hildegarde a développé une approche inspirée de l’ancienne théorie des humeurs, mais qui va bien plus loin. Elle décrit comment certains aliments, selon elle, favorisent ou réduisent l’humidité interne (le mucus) du corps, comment ils produisent de la chaleur ou du froid, et comment ils agissent sur différentes parties du corps.

Pour Hildegarde, le mucus (en latin : phlegma) était un sujet central. Trop de « mauvais mucus » se forme, selon elle, à cause d’une mauvaise alimentation, d’un manque d’activité physique et d’un mode de vie négligent. L’alimentation est, dans son enseignement, le moyen principal de préserver cet équilibre.

Point important : Hildegarde distinguait entre le « bon » et le « mauvais » mucus. Des aliments comme l’épeautre ou le fenouil étaient vus comme bénéfiques, alors que le chou cru ou la viande de porc étaient moins recommandés.

3. Aliments recommandés selon Hildegarde

Dans son ouvrage principal Physica, Hildegarde a décrit et évalué des centaines d’aliments, plantes et épices. Voici les principales catégories recommandées :

Céréales

Hildegarde mettait surtout en avant l’épeautre comme la meilleure céréale (plus d’infos dans la section suivante). Elle parlait aussi positivement de l’avoine. Le blé, selon elle, ne devait être consommé qu’en grains entiers.

Légumes

Hildegarde citait très souvent : fenouil, radis, navets, céleri, haricots et châtaignes. Les oignons et l’ail devaient, selon ses écrits, être de préférence consommés cuits.

Fruits

Hildegarde recommandait les pommes (pour les personnes sensibles, à la vapeur ou cuites au four), les poires (séchées ou cuites), les nèfles et les coings. La façon de préparer les aliments est très importante dans son enseignement.

Viandes et produits animaux

Hildegarde conseillait une consommation modérée de viande. Elle mentionnait surtout la volaille et l’agneau. Elle était critique envers la viande de porc. Les œufs, le lait et les produits laitiers sont autorisés avec modération selon elle. Les poissons d’eau douce (par exemple brochet, truite) étaient appréciés.

Édulcorants

Le miel est l’édulcorant préféré dans la cuisine Hildegarde. Le sucre raffiné n’existait pas à l’époque d’Hildegarde.

4. L’épeautre : la céréale de Hildegarde

Aucun aliment n’est aussi central dans l’alimentation Hildegarde que l’épeautre. Elle le décrit comme « la meilleure céréale » – chaude, nourrissante, énergétique et plus douce que toutes les autres.

« L’épeautre est la meilleure des céréales, il est chaud, nourrissant, fortifiant, plus doux que les autres, il donne une bonne chair et un bon sang à celui qui en mange, et il apporte la joie et la bonne humeur. » – Hildegarde de Bingen, Physica

Le petit-déjeuner classique Hildegarde est le fameux Habermus : une bouillie d’épeautre préparée avec des pommes, de la cannelle, une pincée de galanga et un peu de bertram. C’est l’une des recettes les plus connues de la cuisine Hildegarde.

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5. Les épices selon Hildegarde : galanga, bertram, fenouil & cie

Le trait le plus distinctif de l’alimentation Hildegarde est sans doute les épices. Hildegarde était en avance sur son temps en considérant certaines épices non seulement comme des sources de goût, mais aussi comme des éléments centraux de son enseignement.

Galanga

Le galanga (Alpinia officinarum) est l’une des épices majeures dans l’enseignement d’Hildegarde. Il appartient à la famille du gingembre et a un goût piquant et épicé. Hildegarde lui a accordé une place particulière dans ses écrits :

« Celui qui a mal au cœur ou qui a le cœur faible devrait vite manger assez de galanga, et il se sentira mieux. » – Hildegarde de Bingen, Physica

Dans la tradition d’Hildegarde, le galanga occupe une place centrale. Nos comprimés de galanga font partie des produits les plus appréciés dans le shop.

Racine de bertram

Le bertram (Anacyclus pyrethrum) est une plante presque oubliée dont la racine est très souvent mentionnée par Hildegarde dans ses écrits – à utiliser au quotidien :

« Que tu le manges sec ou dans des plats, le bertram est utile et bon pour les personnes malades comme pour les bien portantes. Il chasse la maladie et empêche de tomber malade. » – Hildegarde de Bingen, Physica

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Fenouil

Le fenouil (Foeniculum vulgare) est sans doute l’épice la plus souvent citée par Hildegarde

. Elle le décrivait comme très polyvalent. Le fenouil peut être utilisé en infusion, en poudre ou dans des plats.

Quendel (Thym sauvage)

Quendel est l'ancien nom du thym sauvage et une autre épice de base de la cuisine Hildegarde. Dans la tradition Hildegarde, on l'utilise tous les jours comme épice.

Bärwurz

Bärwurz (Meum athamanticum) fait partie des plantes bien connues dans l'enseignement d'Hildegard. La recette la plus célèbre est la cure Bärwurz-miel de poire, où la poudre d'épices est prise avec des poires cuites et du miel.

Épice Importance dans l'enseignement d'Hildegard Utilisation
Galgant Épice centrale, souvent mentionnée Comprimés, poudre sur les plats
Racine de bertram Épice très recommandée Poudre, tous les jours sur la nourriture
Fenouil Plante la plus polyvalente dans les écrits d'Hildegard Infusion, comprimés, poudre
Quendel Épice de base de la cuisine Hildegarde Épice dans les plats
Bärwurz Plante de cure connue Poudre avec miel de poire (cure)
Absinthe Classique des cures de printemps Boisson, élixir (cure)
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6. Aliments moins recommandés

Une partie essentielle de l'alimentation Hildegarde consiste à éviter ou fortement réduire certains aliments. Hildegarde était d'ailleurs étonnamment précise à ce sujet.

Fraises

Hildegarde mettait en garde explicitement contre les fraises – elles poussent près du sol et sont donc, selon elle, chargées d'impuretés. Cette interdiction est l'une des plus connues et discutées dans l'alimentation Hildegarde.

Viande de porc

Hildegarde était critique envers la viande de porc. Elle l'autorisait en petite quantité, mais ne la recommandait pas comme source régulière de nourriture.

Crudités et plats froids

Hildegarde était une adepte des plats chauds et cuits. Les crudités sont considérées comme moins recommandées dans son enseignement. Cela va à l'encontre de certaines tendances actuelles – mais correspond totalement à la logique de sa doctrine.

Légumineuses (avec exceptions)

Elle était critique envers les lentilles et certains haricots. Les pois et pois chiches sont par contre décrits comme acceptables avec modération.

Café, alcool, sucre

Hildegarde ne connaissait pas ces substances sous leur forme actuelle – mais selon ses principes, les adeptes de l'alimentation Hildegarde rejettent clairement le café et le sucre industriel. Les alternatives sont les tisanes, le café d'épeautre et le miel.

Aliment Évaluation selon Hildegarde
Épeautre Très recommandé
Fenouil, galgant, bertram À utiliser tous les jours
Pommes et poires cuites à la vapeur Recommandé
Volaille, agneau Avec modération
Fraises À éviter
Viande de porc À éviter de préférence
Crudités Rarement, mieux vaut chaud
Sucre raffiné, café À éviter (compréhension moderne)

7. Cures et périodes de jeûne

En plus de l'alimentation quotidienne, les cures ciblées jouent un rôle important dans l'enseignement d'Hildegard. Elle les décrivait comme des rituels conscients au fil de l'année.

Cure d'absinthe (cure de mai)

La cure Hildegarde la plus connue est la cure d'absinthe au printemps (avril à mai). L'élixir d'absinthe se prend à jeun – un classique de la tradition Hildegarde, que Hildegarde décrivait comme un rituel annuel de mai à octobre.

Cure Bärwurz-miel de poire (automne)

La cure Bärwurz est surtout recommandée pour l'automne. La poudre de Bärwurz se prend chaque jour avec des poires cuites et du miel – sur plusieurs semaines.

Jeûne Hildegarde

Le jeûne selon Hildegarde n'est pas une privation totale de nourriture, mais une réduction consciente à des plats légers : bouillie d'épeautre, soupes de légumes, tisanes. Hildegarde recommandait de jeûner au moins une fois par an – de préférence pendant le Carême avant Pâques.

En savoir plus : Nos articles détaillés sur le jeûne dans le blog.

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8. Recettes typiques Hildegarde

Habermus (bouillie d'épeautre)

Le petit-déj classique Hildegarde : 100 g d'épeautre concassé portés à ébullition avec 200 ml d'eau et laissés gonfler. On ajoute une pomme râpée, une pincée de cannelle, une pointe de couteau de galgant et un peu de bertram. On sucre avec du miel.

Pain aux herbes d'épeautre

Un pain à la farine complète d'épeautre, parfumé au fenouil, quendel et galgant. Sans levure – à la place, un levain doux.

Soupe au persil

Hildegarde appréciait particulièrement le persil. Une soupe simple à base de semoule d'épeautre, persil frais, bouillon de légumes et un trait de boisson au persil est parfaite pour un dîner léger.

Boisson à l'absinthe (élixir d'absinthe au vin)

Pour la cure de mai : l'extrait d'absinthe est dilué avec un bon vin blanc et bu à jeun. Une tradition que Hildegarde décrivait explicitement.

9. JURA et la tradition Hildegarde

L'alimentation Hildegarde est appréciée non seulement par le grand public, mais aussi par des spécialistes formés.

Le Dr Gottfried Hertzka (1913–1997) est considéré comme le fondateur de l'approche moderne de l'enseignement d'Hildegard. Dès 1960, il a travaillé en étroite collaboration avec JURA et a rendu les recettes d'Hildegard accessibles aux pharmacies pour la première fois. Son livre « Ainsi guérit Dieu » est un classique, encore présent dans de nombreux cabinets aujourd'hui.

Pour aller plus loin d'un point de vue scientifique : Étude sur la botanique médiévale dans le Journal of Ethnopharmacology.

10. Alimentation Hildegarde aujourd'hui

La nutrition moderne

ssenschaft a confirmé certaines observations d’Hildegard – même si les explications sont bien sûr différentes de la théorie médiévale des humeurs.

Épeautre : L’épeautre contient en effet plus de protéines et une composition différente en acides aminés que le blé moderne. Beaucoup de personnes sensibles au blé tolèrent mieux l’épeautre.

Galanga : Des substances comme la galangine, présentes dans le galanga, sont étudiées en phytothérapie.

Fenouil : Le fenouil fait partie intégrante de la phytothérapie européenne (monographie ESCOP disponible).

En résumé : l’alimentation Hildegarde n’est pas une médecine conventionnelle. Elle ne remplace pas un traitement médical. Mais elle propose un concept alimentaire cohérent et naturel, que beaucoup trouvent enrichissant au quotidien.

11. Comment commencer – conseils pratiques pour tous les jours

Étape 1 : Intégrer l’épeautre. Remplace petit à petit le pain de blé par du pain d’épeautre. Prépare le matin un habermus – avec pomme, cannelle et une pincée de galanga.

Étape 2 : Utiliser les épices chaque jour. Saupoudre chaque jour une pointe de couteau de racine de bertram sur un plat chaud. Bois une tisane de fenouil le soir.

Étape 3 : Faire une cure saisonnière. Commence au printemps avec la cure d’armoise ou en automne avec la cure racine d’aubier-poire-miel. Nos packs de cure contiennent tout ce qu’il te faut.

Étape 4 : Privilégier les plats chauds. Les plats devraient être au moins à température ambiante – idéalement chauds.

Étape 5 : Suivre le rythme des saisons. Mange ce que la saison propose. Léger en été, nourrissant et réchauffant en hiver.

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Questions fréquentes sur l’alimentation Hildegarde

L’alimentation Hildegarde est-elle végétarienne ?

Non. Hildegarde recommandait une consommation modérée de viande – surtout de la volaille et de l’agneau. Mais elle mettait l’accent sur des aliments de base végétaux comme l’épeautre, les légumes et les épices.

Puis-je combiner l’alimentation Hildegarde avec mon alimentation actuelle ?

Oui. Les principes s’intègrent facilement. Si tu es sensible au gluten, commence par tester l’épeautre en petite quantité. En cas de maladie chronique, on recommande toujours de consulter un médecin.

Où trouver des produits Hildegarde authentiques ?

JURA fabrique depuis 1984 des produits Hildegarde selon les traditions du Dr Hertzka. Tu trouves tous les produits sur hildegard.de.